Le Conseil de l’Union européenne a adopté, le 3 octobre 2025, la décision (PESC) 2025/2019 prolongeant d’un an les mesures restrictives prises à l’encontre de la Fédération de Russie pour ses activités déstabilisatrices menées contre l’Union européenne et ses États membres.
Une prolongation motivée par la persistance des menaces hybrides
La haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a souligné, dans une déclaration du 18 juillet 2025, la persistance des campagnes hybrides attribuées à la Russie : cyberattaques, sabotages d’infrastructures critiques, manipulations de l’information et actes d’ingérence. Ces comportements, déjà observés depuis plusieurs années, se sont intensifiés avec la guerre d’agression contre l’Ukraine et continuent de représenter une menace directe pour la sécurité de l’Union.
Application prolongée jusqu’au 9 octobre 2026
Le Conseil a ainsi décidé de proroger les sanctions inscrites dans la décision (PESC) 2024/2643 jusqu’au 9 octobre 2026. Ces mesures incluent notamment des gel d’avoirs, des interdictions de voyage et des restrictions économiques ciblées visant des personnes physiques, des entités et des organismes considérés comme soutenant les actions du gouvernement russe contre la stabilité européenne.
Mise à jour de la liste des personnes visées
La décision modifie également la liste des personnes inscrites à l’annexe I de la décision initiale. Parmi elles, Hüseyin Doğru, fondateur d’AFA Medya A.Ş., est identifié pour ses activités de propagande et de désinformation via la plateforme RED, accusée de relayer des récits favorables à la Russie et de diffuser des contenus visant à semer la discorde au sein de l’Union.
Renforcement de la politique de sécurité européenne
Cette prolongation témoigne de la volonté de l’Union de maintenir une position ferme face aux menaces hybrides russes et de protéger ses citoyens et infrastructures. Le dispositif s’inscrit dans le cadre global de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et reste ouvert à de nouvelles adaptations en fonction de l’évolution de la situation internationale.
La décision est entrée en vigueur le jour suivant sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
