La Commission européenne a publié le 29 août 2025 un avis d’ouverture de procédure antidumping concernant les importations de protéines de pois en provenance de Chine. Cette décision fait suite à une plainte déposée le 15 juillet 2025 par la coalition ad hoc des producteurs européens de protéine de pois.
Produit concerné
L’enquête vise la protéine de pois à forte teneur en protéines (plus de 65 % sur poids sec), qu’elle soit dérivée de pois jaunes ou verts, sous forme solide (poudre), liquide, texturée ou non. Les produits sont classés sous plusieurs codes NC et TARIC, dont ex 3504 00 90, ex 2106 10 20, ex 2106 10 80 et ex 2303 10 90:contentReference[oaicite:3]{index=3}.
Allégations de dumping
Les plaignants estiment que les importations chinoises sont vendues à des prix inférieurs à leur valeur normale en raison de distorsions significatives sur le marché chinois, notamment dans la région de Zhaoyuan où se concentrent de nombreux producteurs. Le Brésil est proposé comme pays de référence pour établir une valeur normale non faussée:contentReference[oaicite:4]{index=4}.
Préjudice allégué
Selon la plainte, l’accroissement des volumes importés à bas prix a entraîné une pression à la baisse sur les prix du marché européen, réduisant les parts de marché et affectant la rentabilité des producteurs de l’Union. La Commission estime disposer d’éléments de preuve suffisants pour justifier l’ouverture d’une enquête:contentReference[oaicite:5]{index=5}.
Procédure et calendrier
L’enquête couvrira la période du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025. Elle devra être achevée dans un délai de 14 mois maximum. Des mesures provisoires peuvent toutefois être instaurées dès le printemps 2026, soit 7 à 8 mois après l’ouverture de la procédure. La Commission prévoit également de demander l’enregistrement des importations afin de pouvoir appliquer rétroactivement d’éventuels droits:contentReference[oaicite:6]{index=6}.
Impacts attendus
Les importateurs, distributeurs et utilisateurs de protéines de pois sont invités à coopérer à l’enquête, notamment via des questionnaires et consultations publiques. Cette procédure pourrait déboucher sur l’imposition de droits antidumping visant à rétablir des conditions de concurrence équitables au profit de l’industrie européenne.
